Le premier jour du reste de ma vie ❤️

Il y a parfois des décisions à prendre pour trouver le bon équilibre, des priorités qui changent, ce soir je me livre à vous à cœur ouvert 🤍


J’avais envie de vous partager mon expérience pour peut être aider et rassurer certaines mamans et futures mamans.

C’est vrai que je suis un peu moins présente sur Instagram depuis quelques temps et plusieurs d’entre vous me demandent souvent de nouvelles collections Bacio Paris.

Alors je me devais d’être honnête avec vous et vous expliquer mon ressenti depuis ces derniers mois. Vous qui avez toujours été présentes, bienveillantes et qui m’avez toujours soutenues dans tous mes projets 😌


Je pense que vous l’avez compris, devenir maman a été un énorme chamboulement dans ma vie et ça je ne m’y attendais pas du tout. Je vais revenir en arrière et vous raconter ma grossesse, mon accouchement et ce fameux post partum.


Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, c’était la plus belle des nouvelles qui pouvait arriver et en même temps une montée de stress incroyable! Après avoir fait 2 tests, parce que je n’y croyais pas, le jour même j’ai tout de suite commandé des t-shirts personnalisés pour annoncer la bonne nouvelle à toute la famille j’étais tellement impatiente de voir leurs réactions 😄


Le soir même j’ai acheté une tétine que j’ai cachée dans la poche du short de mon mari. Lorsqu’il a compris la bonne nouvelle il est devenu tout blanc, j’ai cru qu’il allait faire un malaise, mais il était le plus heureux du monde! Nous étions si heureux! 😭


Mes parents et mon frère l’ont su quelques jours plus tard et pour mes grands-parents, ma famille proche et mes copines j’ai attendu (très difficilement) 2 mois de grossesse, tout le monde était si heureux, ce sont des moments inoubliables!


Tout se passait très bien j’étais très heureuse malgré la fatigue et quelques douleurs ligamentaires. J’avais hâte d’avoir les échographies, je rajoutais des rdv supplémentaires 😅, je me renseignais sur tout, comment il fallait préparer l’arrivée de ce petit bébé, j’avais envie d’acheter plein de choses.. mais le problème était que l’on habitait dans un studio et qu’il fallait absolument déménager avant son arrivée.


Ça a été un stress énorme pour moi et une grosse frustration de ne pas pouvoir me projeter. Il aura fallu attendre le 7eme mois pour faire les cartons et enfin déménager dans nouveau petit nid. Je voulais tout gérer, même si je savais que ce n’était pas recommandé, j’avais besoin d’être dans l’action moi qui avait attendu ce moment avec tellement d’impatience!


Dès l’emménagement je passais mon temps sur les sites de déco, je pouvais enfin créer l’univers de sa chambre dont j’avais toujours rêvé!

C’était magique mais en même temps je ne réalisais pas vraiment que j’allais devenir maman.


Tout le monde me disait parle lui c’est important mais je n’y arrivais pas j’avais l’impression que ce n’était pas réel j’avais besoin de le voir en vrai pour lui parler.

Et même si je lui achetais énormément (beaucoup trop) de vêtements, de jouets.. je n’arrivais pas du tout à me projeter comme pour me protéger de cet univers inconnu.


J’ai toujours eu très peur de la grossesse et de l’accouchement, je voulais des enfants c’était sûr, mais c’était une de mes plus grandes peurs. Je trouvais ça tellement bizarre d’avoir quelque chose qui bouge dans le ventre. Même si c’est incroyable à vivre, je n’arrivais pas à profiter pleinement de ces moments.


J’étais très contente d’être enceinte, j’adorais me voir avec ce gros ventre mais tous les petits maux, les tiraillements, le manque de fer, le fait d’avoir du mal à me déplacer, la fatigue, je ne pouvais pas faire tout ce que je voulais. Ça me contrariait beaucoup d’être dépendante de mon entourage pour certaines choses, j’aime être libre et ce corps m’empêchait de l’être.

Alors oui c’était pour la bonne cause mais je ne me suis pas dit ah ouais c’est vraiment un kiff d’être enceinte! 😅

J’avais hâte de pouvoir à nouveau m’habiller comme avant et en même temps je redoutais plus que tout le moment de l’accouchement.


Je suis extrêmement stressée depuis toute petite, c’est dans ma nature, j’aime tout contrôler et là pour le coup c’était impossible! 🙈


Je me suis renseignée comme jamais sur tout ce qu’il pouvait se passer le jour de l’accouchement mais aussi sur le post partum. J’ai écouté et lu de nombreux témoignages et surtout les podcasts @blissstories que je continue d’écouter chaque semaine!


J’en ai beaucoup discuté avec ma maman qui elle a un caractère à l’opposé du mien. Elle est très calme, très zen, rien ne la stress et comme elle dit, pour chaque situation il y a une solution.

Lors de son premier accouchement pour moi, tout s’est très bien passé. Elle me racontait qu’elle était sur un petit nuage après ma naissance et que lorsque j’aurais mon bébé dans les bras j’oublierai tout. Je ne la croyais ABSOLUMENT PAS et je pensais qu’elle me mentait pour ne pas me faire peur.


Je lui disais «mais tu te rends compte tout ce qu’on subit je vais avoir trop mal, j’aurai des douleurs partout, et la fatigue et la dépression post partum je suis sûre que ça va m’arriver, je ne vais peut être pas l’aimer ce béb..» enfin bref j’étais persuadée de subir tout ce qu’il y aurait de pire. Je m’étais conditionnée et préparée psychologiquement à vivre cette période au plus mal.


Lors de son deuxième accouchement pour mon petit frère ça a été différent, la péridurale n’a fonctionné que d’un côté et elle a subi une forte expression abdominale sans le savoir à l’époque.

C’est en écoutant son histoire que j’ai compris ce que c’était et c’est devenu ma plus grande appréhension. J’ai alors écrit un projet de naissance et averti mon mari que je ne voulais en aucun cas subir cette pratique maintenant interdite.


L’accouchement, une expérience inconnue, des douleurs que personne n’arrive réellement à décrire, cette peur de la césarienne, de la péridurale qui ne fonctionne pas ou que l’on n’a pas le temps de poser, la prématurité..

Beaucoup de questionnements auxquels j’essayais de trouver des réponses pour tenter de m’apaiser.


Mis à part ces angoisses qui étaient toujours présentes, j’avais quand même tellement hâte de rencontrer mon bébé!


La veille de mon accouchement je n’avais aucunes contractions, je ne savais absolument pas à quoi ça ressemblait.

Et c’est ce jour là que ma meilleure amie a vécu le pire moment de sa vie. J’étais dévastée et je voulais absolument être à ses côtés dans cette épreuve si difficile. J’ai tout de suite été la voir pour la soutenir comme je pouvais.


C’est en rentrant chez moi en voiture que j’ai commencé à avoir mal en bas du ventre, mais je me disais que c’était l’émotion que c’était normal.

Dans la nuit je me suis levée plusieurs fois toujours à cause de ces douleurs sans me poser réellement de questions, elles partaient et j’arrivais à me rendormir.


C’est seulement le matin, dimanche 4 avril vers 11h, que je commence à ressentir ces douleurs un peu plus fortes. Mon mari étant parti faire des courses sans son téléphone bien évidemment, j’appelle ma maman pour lui expliquer ce que je ressens.


Elle comprend tout de suite que ce sont des contractions mais n’étant pas du tout prête à accoucher je m’auto persuadais que ce n’était pas ça! Elle appelle mon frère qui habite à 10 minutes de chez moi pour qu’il aille chercher mon mari en urgence et qu’on puisse partir.


Je commence à calculer le temps, environ toutes les 5 min j’avais mal mais j’ai quand même attendu 1h30 avant de me dire bon là il serait quand même temps d’y aller!


Mon mari prend la voiture, ce trajet était interminable, je n’arrivais pas à tenir assise au moment des contractions mais j’essaye tant bien que mal d’arriver à la maternité.


On m’examine, on me fait un monito, et là dilatation à 1 et contractions régulières mais ce n’est que le début du travail. J’étais loin d’imaginer que 24h plus je serais toujours là 😅


On me propose de rentrer chez moi (impossible avec la voiture) ou de marcher dans le petit parc en bas de l’hôpital. Je décide donc de faire une petite balade et je retourne à l’hôpital lorsque les contractions deviennent trop fortes.


Je suis toujours à 1 rien n’a changé, alors pour me soulager on me propose de m’installer dans une salle nature et c’est là que je prend le meilleur bain de ma vie!


Même si je ressentais la douleur j’arrivais à la contrôler grâce à la respiration (super importante) et ce bain qui m’a beaucoup détendue.

On me réexamine et là toujours pas de changement je commence à m’impatienter et surtout à avoir des contractions beaucoup plus rapprochées et douloureuses.


L’anesthésiste accepte de me poser la péridurale parce qu’elle sent que le travail est long mais efficace. Il est maintenant 20h et là plus aucune appréhension je rêvais de cette péridurale.

Un soulagement incroyable plus aucune douleur c’était magique! 🙌🏻


Je pouvais profiter de cette attente en étant apaisée. Sauf que là petit soucis, une de mes paupières se ferme toute seule, ca s’appelle un ptosis.

L’anesthésiste m’explique que ça doit être dû à la péridurale et que l’on doit me l’enlever et me la reposer. J’étais dégoûtée mais bon pas le choix on me la pose une deuxième fois sans problème et là le bonheur tout se passe bien!


Les heures défilent lentement, très lentement, et presque aucun changement au niveau du col on passe de 2 à 3 difficilement.

Mon mari dormait recroquevillé sur la chaise à côté et moi je n’arrivais pas à dormir j’étais surexcitée, j’envoyais des messages à tout le monde! 😂


J’avais aussi très peur d’avoir fait tout ce travail pour finalement finir en césarienne. C’était mon angoisse et j’en parlais à toutes les sages femmes qui m’examinaient. Elles ont été tellement adorables, rassurantes et réconfortantes. Elles m’ont beaucoup aidée à rester positive à ce moment là.


On me perce la poche des eaux, on me fait des injections d’ocytocine et petit à petit les contractions font effet.

On me dit que c’est le moment de pousser je n’y croyais plus! 😄


J’avais ajouté une dose de péridurale juste avant pour ne pas avoir mal. Les deux premières poussées je ne sentais tellement rien que j’avais l’impression d’être nulle, que ce que je faisais ne servait à rien. Mais elles ont su encore une fois me remotiver et m’encourager, avec l’aide de mon mari bien sûr, pour finalement arriver quelques minutes après à la plus belle rencontre de toute ma vie.


Lundi 5 avril 2021 à 16h36 mon fils, Noah l’amour de ma vie, était là 🥺😭


Je n’ai à peine eu le temps de le voir et le toucher, il n’a pas pleuré tout de suite, qu’il était déjà parti avec les médecins et son papa pour le dégager et l’aider à mieux respirer.


Lorsque mon chéri et revenu avec notre fils dans les bras c’était indescriptible. Ils étaient tellement beaux, on était si fiers, on était dans notre bulle et je ne me posais plus aucune questions tout était devenu naturel on était une famille ❤️


J’ai eu un accouchement de rêve j’en suis tellement reconnaissante, je pourrais revivre ce moment des milliers de fois! Jamais je n’aurais pensé dire une chose pareil ☺️

Nous avons eu la chance de passer la première nuit tous les trois et heureusement que mon mari était là pour m’aider il a tout de suite été un papa formidable!


Je commençais enfin à réaliser que ma vie allait changer et j’étais en admiration devant ce si beau bébé que j’aimais déjà plus que tout!

Je me suis pris une énorme claque! Cet amour était si fort je ne pensait pas l’aimer autant et qu’il serait si important pour moi! Il n’y avait que lui, plus rien autour n’avait d’importance.


C’était incroyable j’avais dû mal à contrôler mes émotions et j’étais surtout étonnée d’être si heureuse après tout ce que je m’étais imaginée. Je ne cessais de le regarder et mes larmes de bonheur coulaient toutes seules.


En même temps je pensais à ma meilleure amie qui vivait des moments si difficiles et je m’en voulais terriblement de ne pas être présente à ses côtés. 😔

Je pense, et j’espère, que Noah a réussi à apaiser un petit peu cette tristesse et redonner de la joie dans cette période sombre autant de son côté que pour ma famille maternelle proche 🤍


Concernant l’allaitement je m’étais beaucoup documentée et je savais que je voulais allaiter Noah sans pour autant me mettre la pression. Je ne voulais pas souffrir pour ça et lui transmettre ce mal être.

On m’a très vite guidée pour le mettre au sein il têtait bien mais j’avais extrêmement mal. Je me forçais à persévérer en me disant que ça allait passer mais les crevasses arrivaient et ça devenait très difficile.


Grâce à ma sage femme qui me suivait et qui m’a donnée le meilleur conseil (faire couler du lait sur son sein et mettre un film plastique par dessus pour faire un cataplasme) j’ai pu continuer cet allaitement sans douleurs.


À cela se rajoutait une perte de poids importante du bébé qui dormait beaucoup et mangeait très peu.


Qui dit peu de tétées dit quasiment pas de montée de lait et je n’arrivais donc pas à le nourrir correctement. J’appréhendais chaque mise au sein et je sentais que je n’allais pas tenir.


L’équipe a suspecté une jaunisse qui a été confirmée. Noah a dû